Violences sexistes sexuelles : la CGT inscrit l’obligation d’agir dans ses statuts

Violences sexistes et sexuelles : la CGT inscrit l’obligation d’agir dans ses statuts

Les violences sexistes et sexuelles à la CGT font désormais l’objet d’un engagement statutaire renforcé. Lors de son 54e congrès confédéral, la CGT a adopté l’annexion aux statuts du Cadre commun d’action contre les violences sexistes et sexuelles.

Pour la CGT Intérim, ce vote marque une étape importante. En effet, la lutte contre les VSS ne relève plus seulement d’une orientation ou d’une bonne pratique interne.

Elle devient un engagement commun à toute l’organisation.

Le 54e congrès de la CGT s’est tenu à Tours du 1er au 5 juin 2026. Selon la Nouvelle Vie Ouvrière, le vote sur le cadre commun a eu lieu le 4 juin, avant la proclamation des résultats le 5 juin.

À retenir sur les violences sexistes et sexuelles à la CGT

  • Le Cadre commun d’action contre les VSS a été annexé aux statuts de la CGT.
  • Cette décision renforce son caractère commun à l’ensemble de l’organisation.
  • Le cadre prévoit une méthode de traitement des signalements et des responsabilités.
  • La CGT Intérim rappelle que la précarité peut accentuer le silence des victimes.
  • Prévenir, écouter, protéger et traiter les signalements doivent devenir des pratiques concrètes.

Violences sexistes sexuelles CGT : un cadre commun renforcé

Le débat du congrès portait sur une question claire : fallait-il donner une portée statutaire au Cadre commun d’action contre les violences sexistes et sexuelles ?

Le congrès a répondu par l’affirmative.

Ce cadre commun fixe plusieurs exigences importantes.

Il rappelle notamment :

  • le rôle de la cellule de veille contre les violences sexistes et sexuelles ;
  • la nécessité de définir les responsabilités dès le signalement ;
  • l’importance d’une méthode commune ;
  • la responsabilité de l’organisation dans le choix de ses représentant·es et dirigeant·es.

Ainsi, les violences sexistes et sexuelles ne doivent pas être renvoyées au silence ou à une gestion informelle.

De plus, une organisation syndicale qui demande aux employeurs de prévenir et sanctionner les violences doit aussi se donner des règles claires en interne.

Le cadre commun vise donc à rendre l’action plus cohérente, plus lisible et plus collective.

Dans l’intérim, la précarité peut renforcer le silence

Pour la CGT Intérim, cette décision possède une résonance particulière.

Dans le travail temporaire, les rapports de domination peuvent prendre des formes spécifiques.

Une salariée intérimaire peut hésiter à parler par peur de ne plus être rappelée.

De même, un salarié peut craindre la fin de sa mission.

Un CDI intérimaire peut aussi redouter une mise à l’écart.

Enfin, une permanente d’agence peut subir des pressions hiérarchiques, commerciales ou organisationnelles.

Dans certaines situations, l’agence d’intérim et l’entreprise utilisatrice peuvent se renvoyer la responsabilité.

La victime risque alors de se retrouver seule face à plusieurs interlocuteurs.

Cette réalité doit être prise au sérieux.

En effet, l’isolement, la dépendance à la mission ou l’incertitude sur le renouvellement peuvent freiner la parole.

C’est pourquoi les violences sexistes et sexuelles dans l’intérim doivent faire l’objet d’un traitement rapide et structuré.

Violences sexistes et sexuelles dans l’intérim : ce qu’il faut retenir

Le Cadre commun d’action contre les violences sexistes et sexuelles a été annexé aux statuts de la CGT lors du 54e congrès confédéral de juin 2026.

Cette décision renforce l’engagement de l’organisation contre les VSS.

La CGT Intérim rappelle que les intérimaires, les CDI intérimaires et les permanent·es d’agence peuvent subir des situations de pression, d’isolement ou de silence.

Prévention, écoute des victimes, protection des témoins, traitement des signalements et responsabilité syndicale doivent donc rester au cœur de l’action.

Écouter, protéger et agir contre les violences sexistes et sexuelles

La CGT Intérim défend une position claire : aucune violence sexiste ou sexuelle ne doit être minimisée.

Il ne s’agit pas de protéger une image ou d’éviter un scandale.

Au contraire, il faut protéger les personnes et traiter les faits avec sérieux.

Concrètement, cela implique de :

  • écouter les personnes qui signalent des faits ;
  • protéger les victimes et les témoins ;
  • traiter les signalements avec méthode ;
  • ne pas minimiser les violences sexistes et sexuelles ;
  • ne pas couvrir des comportements incompatibles avec les valeurs de la CGT ;
  • former les militant·es et responsables syndicaux ;
  • prévenir les situations de domination, de pression ou d’emprise.

De plus, chaque structure doit savoir comment réagir lorsqu’un signalement survient.

Sans méthode commune, le risque de confusion, de retard ou de silence augmente.

Pourquoi inscrire la lutte contre les VSS dans les statuts ?

L’annexion du cadre commun aux statuts donne un poids supplémentaire à cette démarche.

Elle signifie que la lutte contre les violences sexistes et sexuelles ne dépend pas seulement de la volonté locale d’une structure.

Au contraire, elle devient un engagement commun à l’ensemble de l’organisation.

Cette évolution renforce donc la responsabilité collective.

Elle rappelle également que les règles doivent s’appliquer dans toutes les structures et à tous les niveaux.

Une politique de prévention ne peut être efficace que si elle repose sur des règles communes et connues.

Une avancée qui doit maintenant se traduire dans les pratiques

L’annexion aux statuts constitue une avancée importante.

Cependant, un texte ne suffit pas à lui seul.

Il doit se traduire dans les pratiques quotidiennes.

Cela suppose notamment :

  • des formations ;
  • des procédures claires ;
  • une écoute réelle des signalements ;
  • une protection des victimes et témoins ;
  • des responsabilités clairement définies ;
  • des décisions cohérentes avec les engagements pris.

Ainsi, la lutte contre les VSS doit devenir une exigence concrète et continue.

Elle ne peut pas rester une simple déclaration de congrès.

La CGT Intérim prendra toute sa part dans cette exigence.

Violences sexistes sexuelles CGT : quelles conséquences pour la CGT Intérim ?

Dans l’intérim comme ailleurs, la lutte contre les violences sexistes et sexuelles doit rester une priorité.

La CGT Intérim entend notamment renforcer l’écoute, la prévention et l’accompagnement des salarié·es confronté·es à ces situations.

De plus, la précarité ne doit jamais empêcher une personne de parler ou de demander de l’aide.

Aucune mission, aucun poste et aucun mandat ne doivent devenir un prétexte au silence.

Enfin, les organisations syndicales doivent veiller à ce que les personnes qui signalent des faits puissent le faire sans subir de pression.


Questions fréquentes sur les violences sexistes et sexuelles à la CGT

Qu’a décidé le 54e congrès de la CGT sur les VSS ?

Le 54e congrès de la CGT a adopté l’annexion aux statuts du Cadre commun d’action contre les violences sexistes et sexuelles.

Cette décision renforce la portée commune de ce cadre au sein de l’organisation.

Pourquoi cette décision est-elle importante ?

Parce qu’elle inscrit plus fortement la lutte contre les VSS dans le fonctionnement de la CGT.

Elle rappelle également que les structures doivent appliquer des règles communes en matière de prévention et de traitement des signalements.

Pourquoi les intérimaires peuvent-ils être particulièrement exposés au silence ?

La précarité peut jouer un rôle important.

La peur de perdre une mission ou de ne plus être rappelé peut freiner la parole.

De plus, la présence de plusieurs interlocuteurs peut parfois compliquer le signalement.

Que doit faire une organisation face à un signalement de VSS ?

Elle doit écouter la personne, protéger les victimes et les témoins, puis traiter le signalement selon une méthode claire.

La formation des responsables et la définition des rôles sont également essentielles.

La CGT Intérim peut-elle accompagner les salarié·es concernés ?

Oui. La CGT Intérim peut informer et accompagner les travailleurs et travailleuses intérimaires ainsi que les permanent·es confronté·es à des difficultés au travail.


Violences sexistes et sexuelles : l’engagement doit maintenant vivre

Le vote du 54e congrès constitue une étape importante.

Mais il ouvre surtout une responsabilité collective.

La prévention, l’écoute, la protection et le traitement des signalements doivent désormais se traduire dans les pratiques.

De plus, chaque structure doit veiller à ce que les engagements pris deviennent concrets.

Dans l’intérim comme ailleurs, aucune violence sexiste ou sexuelle ne doit être banalisée ou étouffée.


Sources

À lire également : « Envoyer un message fort » : le 54e congrès de la CGT vote le cadre commun contre les VSS, publié par la Nouvelle Vie Ouvrière.

Ordre du jour du congrès : 54e congrès de la CGT : cinq jours pour décider ensemble.


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