No pasarán : l’histoire d’un slogan devenu symbole de résistance antifasciste
No pasarán, slogan antifasciste devenu mondialement connu, signifie « Ils ne passeront pas ». Cette formule reste étroitement associée à la guerre d’Espagne, à la résistance au fascisme et à la défense des libertés démocratiques.
Trois mots ont ainsi traversé les générations : No pasarán.
Le slogan porte à la fois une histoire, une mémoire et un message de résistance collective. Aujourd’hui encore, des mouvements sociaux, syndicaux et antifascistes continuent de l’utiliser.
La CGT Intérim revient sur l’origine, la popularisation et la signification de ce mot d’ordre.
✊ No pasarán : l’essentiel à retenir
- Traduction : « Ils ne passeront pas ».
- Signification : résistance au fascisme et défense des libertés.
- Popularisation : guerre d’Espagne en 1936.
- Figure historique : Dolores Ibárruri, dite La Pasionaria.
- Origines : des usages de formules proches apparaissent avant 1936.
- Usage actuel : mobilisations antifascistes, syndicales et sociales.
No pasarán, slogan antifasciste : des origines plus anciennes que 1936
On associe souvent No pasarán à la guerre d’Espagne et aux combats des années 1930.
Cependant, l’histoire de cette formule commence plus tôt.
Des expressions proches circulent déjà pendant la Première Guerre mondiale. Le texte transmis évoque notamment un usage dans un poème catalan lié à l’invasion de la Belgique.
Ensuite, le mot d’ordre circule dans différents contextes de guerre et de résistance.
Peu à peu, la formule change d’échelle. Elle devient plus qu’une simple expression : elle acquiert une véritable dimension politique et collective.
No pasarán en 1936 : Dolores Ibárruri et la guerre d’Espagne
C’est surtout en juillet 1936 que No pasarán entre durablement dans l’histoire.
À cette période, une partie de l’armée espagnole se soulève contre la République.
Face à l’avancée des forces franquistes, la députée communiste espagnole Dolores Ibárruri, surnommée La Pasionaria, prend la parole.
Son appel popularise alors une formule appelée à devenir célèbre :
« No pasarán ! »
Ils ne passeront pas.
Dès lors, ces mots deviennent un cri de ralliement pour une partie du camp républicain.
Ils symbolisent notamment la résistance face au coup d’État militaire et au fascisme.
Par conséquent, No pasarán dépasse rapidement les frontières espagnoles.
Que signifie réellement No pasarán ?
La traduction littérale est simple : « Ils ne passeront pas ».
Toutefois, la signification politique du slogan va plus loin.
No pasarán exprime d’abord un refus collectif. Il signifie que certaines forces, certaines violences ou certaines idées ne doivent pas progresser sans résistance.
Dans son contexte historique, le slogan renvoie directement au combat contre le fascisme.
Avec le temps, il devient également un symbole plus large de mobilisation collective.
Il peut ainsi évoquer :
- la résistance au fascisme ;
- la défense des libertés ;
- la lutte contre le racisme ;
- la solidarité collective ;
- la défense des droits sociaux ;
- le refus de l’autoritarisme.
No pasarán : un mot d’ordre toujours présent dans les mobilisations
Après la guerre d’Espagne, le slogan ne disparaît pas.
Au contraire, différentes générations militantes le reprennent dans de nouveaux contextes.
En France, par exemple, No pasarán apparaît régulièrement dans les mobilisations antifascistes et démocratiques.
Le slogan revient notamment dans les manifestations de 2002 après l’arrivée de Jean-Marie Le Pen au second tour de l’élection présidentielle.
Plus récemment, il a également réapparu dans le débat public et certaines mobilisations liées aux élections législatives de 2024.
Les contextes changent. Toutefois, le message conserve une forte continuité historique : refuser la banalisation des idéologies fascistes, du racisme et de l’autoritarisme.
Pourquoi la CGT Intérim transmet-elle l’histoire de No pasarán ?
Pour la CGT Intérim, transmettre l’histoire sociale et syndicale fait partie du travail militant.
En effet, les droits dont bénéficient aujourd’hui les travailleurs ne sont pas apparus spontanément.
Des générations de salarié·es ont mené des luttes pour obtenir de meilleures conditions de travail, davantage de protections et de nouveaux droits collectifs.
Connaître cette histoire permet donc de comprendre les combats actuels.
Dans le travail temporaire, de nombreux salarié·es restent confrontés à :
- la précarité ;
- l’isolement ;
- les pressions ;
- les discriminations ;
- le non-respect de certains droits ;
- la difficulté à faire entendre leur voix.
Face à ces situations, l’organisation collective reste essentielle.
Connaître l’histoire des luttes permet aussi de mieux comprendre pourquoi la solidarité reste indispensable aujourd’hui.
No pasarán : mémoire antifasciste et histoire sociale
No pasarán ne constitue donc pas seulement une formule historique.
Le slogan appartient à une mémoire militante qui s’est transmise au fil des décennies.
Cette mémoire rappelle que les libertés et les droits sociaux peuvent être fragilisés.
De plus, elle souligne le rôle joué par les mouvements sociaux et les organisations collectives dans leur défense.
Pour la CGT Intérim, transmettre cette histoire ne signifie pas vivre dans le passé.
Au contraire, il s’agit de mieux comprendre les mécanismes qui traversent encore la société et le monde du travail.
No pasarán : trois mots à transmettre
No pasarán n’est pas seulement un slogan du passé.
C’est aussi un rappel historique.
Le mot d’ordre rappelle notamment que les idées fascistes ne doivent pas être banalisées.
Il rappelle également que les travailleurs et travailleuses peuvent jouer un rôle dans la défense des libertés, de l’égalité et de la justice sociale.
Face aux divisions, la solidarité reste donc une force.
Face à l’oubli, la transmission de l’histoire permet de préserver une mémoire collective.
Pour approfondir le contexte historique, vous pouvez également consulter la page consacrée à l’histoire de No pasarán.
Questions fréquentes sur No pasarán
Que signifie No pasarán ?
No pasarán signifie « Ils ne passeront pas ».
Le slogan exprime historiquement une volonté de résistance face au fascisme et aux forces qui menacent les libertés démocratiques.
Qui a rendu célèbre le slogan No pasarán ?
Dolores Ibárruri, surnommée La Pasionaria, a fortement contribué à populariser le slogan pendant la guerre d’Espagne en 1936.
La formule devient alors un symbole international de la résistance républicaine face aux forces franquistes.
No pasarán date-t-il de la guerre d’Espagne ?
La guerre d’Espagne a rendu le slogan mondialement célèbre.
Cependant, des formulations proches apparaissent avant 1936, notamment au cours de la Première Guerre mondiale.
Pourquoi No pasarán est-il considéré comme un slogan antifasciste ?
Le slogan a pris une dimension internationale pendant la lutte contre les forces franquistes en Espagne.
Par conséquent, il reste fortement associé à l’histoire de la résistance antifasciste.
No pasarán est-il toujours utilisé aujourd’hui ?
Oui. Des mouvements antifascistes, sociaux et syndicaux continuent d’utiliser cette expression.
Son usage actuel renvoie généralement à la résistance face au fascisme, au racisme ou à l’autoritarisme.
Pourquoi la CGT Intérim parle-t-elle de No pasarán ?
La CGT Intérim souhaite transmettre l’histoire des luttes sociales et syndicales.
Cette transmission permet notamment de rappeler le rôle de la solidarité et de l’organisation collective dans la défense des droits des travailleurs.
No pasarán : l’essentiel à retenir
No pasarán signifie « Ils ne passeront pas ».
Si la formule possède des racines antérieures, la guerre d’Espagne de 1936 lui donne une dimension internationale.
Dolores Ibárruri, dite La Pasionaria, contribue alors fortement à sa popularisation.
Depuis, ce slogan antifasciste traverse les générations et réapparaît régulièrement dans les luttes sociales et démocratiques.
Pour la CGT Intérim, transmettre cette histoire permet de relier la mémoire des luttes aux combats pour les droits et la solidarité d’aujourd’hui.
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