CGT Intérim : défendre les droits des intérimaires

Défendre les droits des intérimaires : pourquoi la CGT Intérim refuse de se taire

« Se taire, c’est laisser faire. » À travers une nouvelle vidéo, la CGT Intérim rappelle son engagement auprès des salarié·es intérimaires et des permanent·es des agences d’emploi.Face à la précarité, aux contrats discontinus, aux salaires qui stagnent et aux droits qui reculent, la CGT Intérim agit pour faire respecter les droits des travailleurs et travailleuses du secteur du travail temporaire. 

CGT Intérim : face à la précarité, aux contrats à trous et aux droits qui reculent, se taire, c’est laisser faire.

 

L’essentiel à retenir

La CGT Intérim est le syndicat des salarié·es intérimaires et des permanent·es des agences d’emploi. Elle informe, conseille, représente et accompagne les travailleurs confrontés à un problème de contrat, de salaire, de conditions de travail ou de respect de leurs droits.

  • Défense des droits des intérimaires dans les entreprises utilisatrices ;
  • Accompagnement des permanent·es travaillant dans les agences d’intérim ;
  • Négociation collective pour améliorer les salaires et les conditions de travail ;
  • Soutien en cas de conflit avec une agence ou une entreprise utilisatrice ;
  • Accompagnement dans les démarches et, lorsque cela est nécessaire, devant le conseil de prud’hommes.

Message central : un·e salarié·e informé·e, accompagné·e et organisé·e est mieux armé·e pour faire respecter ses droits.

Précarité, contrats à trous et salaires stagnants

Le travail temporaire ne doit pas devenir un prétexte pour imposer davantage de précarité. Pourtant, de nombreux travailleurs et travailleuses enchaînent encore les missions courtes, les périodes sans activité et les contrats discontinus.

À cette instabilité peuvent s’ajouter des salaires qui progressent peu, des conditions de travail difficiles ou encore une méconnaissance des droits liés à l’intérim.

La flexibilité recherchée par les entreprises ne doit jamais se faire au détriment de la sécurité, de la santé, de la rémunération ou de la dignité des salarié·es.

Dire non à la précarité et à l’exploitation n’est pas un excès : c’est défendre des droits fondamentaux.

Quels sont les droits défendus par la CGT Intérim ?

Les salarié·es intérimaires disposent de droits spécifiques, mais également de droits comparables à ceux des autres salarié·es présents dans l’entreprise utilisatrice.

La CGT Intérim intervient notamment sur les questions suivantes :

  • la rémunération et les primes ;
  • les indemnités de fin de mission et de congés payés ;
  • la durée et le renouvellement des contrats de mission ;
  • les horaires, les repos et les heures supplémentaires ;
  • la santé et la sécurité au travail ;
  • les accidents du travail et les maladies professionnelles ;
  • les discriminations et le harcèlement ;
  • les ruptures de mission et les litiges contractuels ;
  • l’accès à la formation et aux dispositifs sociaux.

Chaque situation est différente. Il est donc essentiel de conserver ses contrats, relevés d’heures, bulletins de salaire, échanges avec l’agence et tout document permettant d’établir les faits.

Agir dans les agences et les entreprises utilisatrices

La CGT Intérim soutient les salarié·es partout où ils et elles travaillent.

Pour les intérimaires, cela signifie intervenir aussi bien auprès de l’agence d’emploi que dans l’entreprise utilisatrice. L’agence reste l’employeur juridique, tandis que l’entreprise utilisatrice organise le travail quotidien pendant la mission.

Cette organisation peut rendre les démarches plus complexes. En cas de problème, les responsabilités peuvent être renvoyées d’une entreprise à l’autre. La CGT Intérim aide alors les salarié·es à identifier leurs interlocuteurs et à engager les démarches adaptées.

Le syndicat défend également les permanent·es des agences d’emploi, qui peuvent eux aussi être confrontés à des objectifs excessifs, à une surcharge de travail ou à une dégradation de leurs conditions professionnelles.

Revendiquer, négocier et accompagner

L’action syndicale ne se limite pas à dénoncer les difficultés. Elle consiste également à proposer, négocier et obtenir des avancées concrètes pour les salarié·es.

La CGT Intérim agit par le dialogue social, la négociation collective, la mobilisation et l’accompagnement individuel ou collectif.

Lorsque les négociations ne suffisent pas, les salarié·es peuvent être soutenus dans leurs démarches auprès des institutions compétentes et, selon les situations, devant le conseil de prud’hommes.

Pourquoi ne faut-il pas rester isolé·e ?

Face à un contrat non conforme, une erreur de paie, une fin de mission contestable ou des conditions de travail dangereuses, beaucoup de salarié·es hésitent à agir par peur de ne plus recevoir de nouvelles missions.

Cette crainte est compréhensible. Elle ne doit toutefois pas conduire à accepter l’inacceptable.

Être accompagné·e permet de mieux comprendre ses droits, de réunir les éléments nécessaires et de choisir une réponse adaptée à sa situation. L’action collective permet également de faire évoluer durablement les pratiques dans les agences d’emploi et les entreprises utilisatrices.

Une vidéo pour rappeler que se taire, c’est laisser faire

Dans cette vidéo, la CGT Intérim assume une position claire : elle parle fort parce que les réalités vécues par les salarié·es intérimaires exigent d’être entendues.

Le syndicat refuse la précarité imposée, les contrats à trous, les salaires qui stagnent, les droits qui disparaissent et l’exploitation dissimulée derrière le mot « flexibilité ».

La CGT Intérim revendique, négocie et agit aux côtés des intérimaires dans les entreprises utilisatrices, des permanent·es dans les agences d’emploi et de toutes celles et ceux qui souhaitent faire respecter leurs droits.

« Se taire, c’est laisser faire. S’organiser, c’est déjà agir. »

Questions fréquentes sur les droits des intérimaires

Qui est l’employeur d’un salarié intérimaire ?

L’agence d’emploi, également appelée entreprise de travail temporaire, est l’employeur du salarié intérimaire. L’entreprise utilisatrice est la structure dans laquelle la mission est effectuée et qui organise le travail au quotidien.

La CGT Intérim peut-elle aider en cas d’erreur de salaire ?

Oui. La CGT Intérim peut aider le ou la salarié·e à vérifier ses contrats, ses relevés d’heures, ses bulletins de salaire et les indemnités versées. Elle peut également l’accompagner dans ses démarches auprès de l’agence d’emploi.

Un intérimaire peut-il contester ses conditions de travail ?

Oui. Un salarié intérimaire peut signaler une situation dangereuse, des horaires irréguliers, une discrimination, un harcèlement ou toute autre atteinte à ses droits. Il est recommandé de conserver des preuves et de demander rapidement conseil.

La CGT Intérim accompagne-t-elle aussi les permanent·es des agences ?

Oui. La CGT Intérim représente et accompagne les salarié·es permanent·es travaillant dans les agences d’emploi, notamment sur les questions de rémunération, de charge de travail, d’objectifs et de conditions de travail.

Que faire en cas de litige avec une agence d’intérim ?

Il est conseillé de réunir tous les documents liés à la mission, puis de prendre contact avec la CGT Intérim. Selon la situation, une réclamation, une négociation ou une démarche juridique pourra être envisagée.

Vous êtes intérimaire ou permanent·e ? Ne restez pas isolé·e. La CGT Intérim vous accompagne, vous informe et défend vos droits au quotidien.

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