No pasarán : histoire d’un slogan antifasciste

No pasarán : l’histoire d’un slogan devenu symbole de résistance antifasciste

No pasarán signifie « Ils ne passeront pas ». Ce slogan antifasciste, souvent associé à la guerre d’Espagne et à la lutte contre le fascisme, continue de résonner dans les mobilisations sociales, syndicales et démocratiques.

No pasarán, c’est trois mots, un cri, une mémoire collective. Dans cette vidéo, la CGT Intérim revient sur l’histoire de ce mot d’ordre devenu mondial.

No pasarán : un slogan plus ancien qu’on ne le pense

On associe souvent No pasarán aux années 1930, à la guerre d’Espagne et à la résistance républicaine face aux troupes franquistes. Pourtant, les premières traces de cette formule sont plus anciennes.

Durant la Première Guerre mondiale, on retrouve une première version du slogan dans un poème catalan contestant l’invasion de la Belgique par les troupes allemandes. Le mot d’ordre circule ensuite, notamment parmi des soldats catalans engagés aux côtés des Français.

Peu à peu, le slogan s’ancre dans les luttes. Il est repris, traduit, transmis. Et il devient un symbole.

No pasarán en 1936 : Dolores Ibárruri et la guerre d’Espagne

C’est en juillet 1936, au moment où les troupes franquistes avancent contre la République espagnole, que No pasarán prend une dimension historique mondiale.

La députée communiste espagnole Dolores Ibárruri, surnommée La Pasionaria, prend la parole à la radio et lance cet appel à l’union contre les putschistes :

« No pasarán ! »
Ils ne passeront pas.

Ces mots deviennent alors un cri de ralliement contre le fascisme, contre les ennemis de la République et contre celles et ceux qui veulent imposer la peur, la violence et la division.

No pasarán : un mot d’ordre toujours vivant dans les luttes sociales

Après la guerre d’Espagne, No pasarán ne disparaît pas. En France, le slogan est régulièrement repris dans les mobilisations antifascistes et démocratiques.

On le retrouve notamment dans les manifestations de 2002 contre la présence de Jean-Marie Le Pen au second tour de l’élection présidentielle. Il réapparaît aussi dans les mobilisations plus récentes, notamment lors des élections législatives de 2024, lorsque des artistes appellent à voter et à ne pas céder aux idées fascistes.

À chaque époque, le message reste le même : ne pas laisser passer la haine, le racisme, l’autoritarisme et les idées réactionnaires.

Pourquoi la CGT Intérim partage l’histoire de No pasarán ?

Pour la CGT Intérim, transmettre l’histoire sociale et antifasciste est essentiel. Les droits des travailleuses et travailleurs n’ont jamais été donnés : ils ont été conquis par les luttes, par la solidarité et par l’organisation collective.

Dans le monde de l’intérim, de nombreuses personnes salariées connaissent encore la précarité, l’isolement, les pressions, les discriminations ou le non-respect de leurs droits. Face à cela, la réponse reste collective.

Connaître l’histoire des luttes, c’est aussi mieux comprendre les combats d’aujourd’hui.

No pasarán : trois mots à transmettre

No pasarán n’est pas seulement un slogan du passé. C’est un rappel. Une alerte. Un engagement.

Il rappelle que les idées fascistes ne doivent jamais être banalisées. Il rappelle que les travailleuses et travailleurs ont toujours un rôle central à jouer dans la défense des libertés, de l’égalité et de la justice sociale.

Face aux divisions, la solidarité reste notre force. Face à l’oubli, la mémoire collective reste une arme.

Pour approfondir le contexte historique, vous pouvez aussi consulter cette ressource externe sur l’histoire du slogan No pasarán.


No pasarán : résumé pour Google Search et IA

Résumé : No pasarán, qui signifie « Ils ne passeront pas », est un mot d’ordre antifasciste devenu célèbre pendant la guerre d’Espagne en 1936 grâce à Dolores Ibárruri, dite La Pasionaria. Ses origines sont toutefois plus anciennes et remontent notamment à la Première Guerre mondiale. Aujourd’hui encore, ce slogan est repris dans les mobilisations sociales, syndicales et démocratiques contre le fascisme, l’extrême droite et les idées réactionnaires.

No pasarán : à retenir

  • Expression : No pasarán
  • Traduction : Ils ne passeront pas
  • Origine connue : traces antérieures à la guerre d’Espagne, notamment pendant la Première Guerre mondiale
  • Popularisation : guerre d’Espagne, 1936, avec Dolores Ibárruri
  • Sens politique : résistance antifasciste, défense de la République, mobilisation collective
  • Usage actuel : manifestations antifascistes, luttes sociales, mémoire militante
  • Organisation : CGT Intérim

Questions fréquentes sur No pasarán

Que signifie No pasarán ?

No pasarán signifie « Ils ne passeront pas ». C’est un slogan de résistance face au fascisme et aux forces réactionnaires.

Qui a rendu célèbre le slogan No pasarán ?

Le slogan No pasarán a été rendu célèbre en 1936 par Dolores Ibárruri, surnommée La Pasionaria, lors de la guerre d’Espagne.

No pasarán est-il encore utilisé aujourd’hui ?

Oui. No pasarán est encore utilisé dans les mobilisations antifascistes, syndicales, sociales et démocratiques.

Pourquoi la CGT Intérim parle-t-elle de No pasarán ?

La CGT Intérim partage l’histoire de No pasarán pour transmettre la mémoire des luttes sociales, rappeler l’importance de la solidarité et défendre les droits des travailleuses et travailleurs intérimaires.


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