Dénoncer un risque de sécurité : un droit pour les intérimaires, mais à quel prix ?

À la CGT Intérim, nous recevons chaque semaine des témoignages d’intérimaires confrontés à des situations dangereuses sur leur lieu de travail. Mais que se passe-t-il quand un ou une intérimaire ose dénoncer un manquement à la sécurité ?

👉 Perte de mission, pressions, silence imposé : c’est une réalité encore trop souvent invisibilisée.Témoignage choc d’un intérimaire qui a refusé d’utiliser un outil dangereux. Menacé de perdre sa mission, il alerte sur l’absence de droits réels quand il s’agit de sécurité. Que dit la loi ? Quels sont les recours ? On fait le point. 

 

Le témoignage d’un intérimaire face à un outil dangereux

Dans une entreprise où la majorité des salarié·es ne parlent pas la même langue, un intérimaire découvre que l’outil de levage utilisé — une pince à tôle — est défectueux et dangereux. Il le signale à son responsable.

👉 Réponse : « Ici, tout le monde fait comme ça. »

Peu après, on lui fait comprendre que s’il continue à faire des remarques, il perdra sa mission. Une situation malheureusement fréquente pour de nombreux travailleurs précaires.

La sécurité au travail : un droit fondamental, même pour les intérimaires

Selon le Code du travail, les intérimaires disposent des mêmes droits en matière de sécurité que les salarié·es en CDI.

  • L’entreprise utilisatrice et l’agence d’intérim sont responsables de la sécurité du salarié.
  • L’intérimaire peut exercer son droit de retrait en cas de danger grave et imminent.
  • Aucune sanction ne peut être prise pour avoir signalé un risque avéré.

Pourtant, dans la réalité du terrain, ces droits restent souvent difficiles à faire respecter.

Ce que révèle ce témoignage : peur, précarité et silence

Refuser une tâche dangereuse ou signaler une anomalie peut entraîner :

  • La fin anticipée de la mission ;
  • Une mauvaise évaluation informelle auprès de l’agence ;
  • Une diminution des propositions futures.

C’est cette réalité que nous dénonçons à la CGT Intérim :

  • 👉 Une sécurité à géométrie variable selon le statut du salarié ;
  • 👉 Des droits existants mais insuffisamment appliqués ;
  • 👉 Une pression constante qui pousse au silence.

À la CGT Intérim, nous agissons pour protéger les travailleurs

Nous accompagnons les intérimaires qui souhaitent :

  • Signaler un danger sans crainte de représailles ;
  • Exercer leur droit de retrait ;
  • Faire valoir leurs droits en cas de rupture abusive de mission.

📢 La sécurité ne doit jamais être un privilège réservé aux titulaires.

Vous avez vécu une situation similaire ?

Votre témoignage peut aider à faire évoluer les pratiques.

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✊ Ensemble, faisons respecter le droit à la sécurité pour tous.

Conclusion

Dénoncer une situation dangereuse ne devrait jamais être un risque pour un·e intérimaire. Pourtant, la peur de perdre sa mission pousse encore trop de travailleurs au silence.

À la CGT Intérim, nous continuerons de défendre celles et ceux que l’on entend trop peu.

🔗 Partagez cet article pour rappeler que travailler ne doit jamais rimer avec se taire.

📚 Pour en savoir plus sur vos droits, consultez le guide officiel sur le droit de retrait.

Vous êtes intérimaire ou permanent·e ? Ne restez pas isolé·e.
La CGT Intérim vous défend au quotidien dans vos entreprises et vos agences. Face aux attaques sociales, la solidarité reste notre meilleure arme collective.

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