Airbus, Adecco et les 300 intérimaires : une formation qui pose question
Dans la Somme, Adecco annonce vouloir former 300 intérimaires pour travailler chez Airbus.
Une annonce largement relayée, qui pourrait, à première vue, sembler positive.
La formation professionnelle est en effet un enjeu majeur, en particulier dans l’intérim.
Mais derrière cette communication bien maîtrisée, la réalité vécue par les intérimaires est bien plus complexe.
L’accès à la formation des intérimaires : une réalité fragile
Aujourd’hui, se former quand on est intérimaire reste un véritable parcours du combattant.
L’accès à la formation dépend trop souvent :
- du bon vouloir de l’entreprise utilisatrice,
- de l’agence d’intérim,
- de contraintes administratives et de délais incompatibles avec la précarité des missions.
Même lorsque les métiers évoluent et nécessitent de nouvelles compétences,
les intérimaires se retrouvent fréquemment exclus des dispositifs de formation.
Former ou remplacer : une logique économique contestable
Dans les faits, il est souvent plus simple et plus économique pour certaines entreprises
de remplacer un intérimaire par une autre personne déjà formée,
plutôt que d’investir dans la montée en compétences des salarié·es en poste.
Cette logique alimente la précarité, favorise le turn-over
et empêche toute construction de parcours professionnel durable.
Des annonces sans garanties réelles
Les promesses de contrats de longue durée mises en avant dans la communication
restent souvent floues.
Sans engagements clairs, sans suivi de parcours, sans droits renforcés,
ces annonces relèvent davantage du coup de communication
que d’une véritable politique sociale.
Les revendications de la CGT Intérim
La CGT Intérim revendique :
- un accès réel et automatique à la formation qualifiante pour les intérimaires,
- des engagements contractuels clairs à l’issue des formations,
- une responsabilisation des agences d’intérim et des entreprises utilisatrices,
- une reconnaissance des intérimaires comme des professionnel·les à part entière.
Former 300 intérimaires est une chose.
Garantir des droits, des compétences reconnues et des perspectives d’emploi durables en est une autre.
La CGT Intérim continuera de dénoncer les effets d’annonce
et de défendre un droit à la formation effectif pour toutes et tous.
📽️ Une vidéo explicative sur ce sujet est disponible sur nos réseaux sociaux.
Elle décrypte cette annonce et la réalité vécue par les intérimaires sur le terrain.
Vous êtes intérimaire ou permanent·e ? Ne restez pas isolé·e.
La CGT Intérim vous défend au quotidien dans vos entreprises et vos agences. Face aux attaques sociales, la solidarité est notre force.











