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1er Mai 2021: la CGT attaquée

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Le 1er Mai, la CGT a été attaqué. Dans un premier temps, le carré de tête, là où se trouve la banderole des organisations syndicales, essuie la première provocation policière.
Boulevard Voltaire, une unité des CDS (Compagnies départementales de sécurité, caractérisées par les bandes bleues sur leurs casques) et des BRAV-M (police spéciale particulièrement violente) tentent d'éventrer le carré. Ils sont repoussés par le service d'ordre de la CGT. Une deuxième tentative policière est stoppée place Léon Blum.

Lors de l'entrée de la banderole de tête syndicale à Nation, les premiers insultes fusent sur la CGT. Insultes sexistes, homophobes et racistes, langage propre à l'extrême-droite mais personne ne répond.

Alors que les camions avec les ballons devaient sortir par le cours de Vincennes, on découvre que la sortie était entravée par les grilles de la police. La CGT était tombée dans une souricière savamment concoctée par la Préfecture.

En même temps, les premiers camions syndicaux sont stoppés par quelques manifestants particulièrement hostiles aux syndicats. Leur objectif, selon les propos de certains, pouvoir s'en servir comme barricades contre les flics. La poignée de camarades qui protège les camions et cherche pacifiquement à les faire avancer, reçoit une pluie de canettes de bière, des bouteilles, quelques pierres et des insultes. L'essentiel du Service d'Ordre, se trouvant proche du cours de Vincennes, accourt pour sécuriser les camions et protéger les camarades agressés.

Malgré les tentatives du SO pour temporiser et sécuriser sans violence, les camarades sont pris physiquement à partie. Des manifestant-es qui n'avaient pas assisté aux insultes et aux premiers coups du début arrivent massivement et s'en prennent physiquement aux camarades du SO. Pierres, barres de fer, bouteilles en verre avec liquide corrosif, canettes,...pleuvent. Corps à corps. Seule issue possible, se défendre des coups et s'éloigner au plus vite.

Dès les premières minutes, les premiers blessés se comptent parmi le SO. Celui-ci est contraint de reculer, se défendre face aux coups de plus en plus violents qui tombent, secourir les camarades le plus en difficulté et protéger les camions qui cherchent tout de même à quitter les lieux en essayant de se rapprocher des grilles.

Malgré tout, une masse d'individus dont un grand nombre d'éléments d'extrême-droite auxquels se joignent quelques gilets jaunes et quelques éléments du black-bloc, poursuivent leur chasse aux militant-es du SO CGT mais aussi contre des manifestant-es portant des autocollants CGT. 4 camions de la CGT sont détériorés. La haine déchaînée par ces individus contre la CGT se caractérise par sa violence extrême, verbale et physique, propre du fascisme.

Les méthodes violentes que nous avons subis sont propres des fascistes.
Ces attaques inacceptables contre une organisation du mouvement ouvrier, qui a combattu le nazisme et le colonialisme, qui commémorait dans ce 1er Mai les héros de la Commune de Paris, et continue à combattre les politiques gouvernementales, font partie de la stratégie du capitalisme pour opposer les travailleur-ses les un-es contre les autres.

Macron, Le Pen, le Patronat et la Préfecture jubilent.