3ème jour d'occupation de l'agence Manpower de Compiègne

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MALTRAITANCE DES INTERIMAIRES ÇA SUFFIT ! LA COUPE EST PLEINE !

Depuis mardi 23 mars, l’agence d’intérim MANPOWER de Compiègne est occupée par la CGT alors que les salarié-e-s embauché-e-s de l’entreprise UNILEVER sont en grève depuis une semaine pour revendiquer des augmentations de salaire.

Pour faire plier la Direction de l’usine, les grévistes interdisent tout accès sur le site. De ce fait, les 80 salarié-e-s intérimaires en mission ne peuvent pas travailler. Pourtant, l’agence MANPOWER qui les détache, cherche par tous les moyens à rouler les salarié-e-s en leur annonçant que les salaires ne seraient pas payés. MANPOWER bafoue la loi et tente de fragiliser, une fois de plus, les travailleurs précaires qu’elle emploie !

La loi est claire !
Si les intérimaires sont dans l’impossibilité d’effectuer leur mission à cause de piquets de grève interdisant l'accès à l’entreprise utilisatrice, leur rémunération doit être maintenue !

Les élus CGT de MANPOWER, arrivés sur place pour soutenir les salarié-e-s en grève et informer les intérimaires de leurs droits, ont appris également que l’égalité de traitement entre embauchés et intérimaires n’était pas respectée pour ces derniers. L’agence, refusant de verser salaires et primes obligatoires.

Devant de telles attaques, une quinzaine de salarié-e-s et d’élu-e-s de la CGT MANPOWER ont décidé d’occuper l’agence pour exiger le maintien de la rémunération intégrale des intérimaires !

Pour la CGT INTÉRIM, il est inacceptable que le banditisme patronal ait pignon sur rue.
Plus que jamais, la solidarité des salarié-e-s est nécessaire pour que l’alignement des salaires dans l’égalité de traitement prévu par le Code du travail soit respecté et les travailleurs, quel que soit leur statut, puissent vivre dignement.

L’enjeu de ce conflit est de faire respecter les lois sociales, de bannir des pratiques patronales mafieuses et d'éviter leur généralisation à l'ensemble des salarié-e-s intérimaires de ce pays.

UNILEVER et MANPOWER sont responsables.
Toute atteinte aux droits sociaux des salarié-e-s doit être sévèrement sanctionnée.